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Sur cette pages vous trouverez l'actualité sur l'élevage du mouton berrichon de l'Indre
aujourd'hui ainsi que ce qui se passe à La Gravolle.
Des documents au format PDF à télécharger ainsi que des liens vers d'autres sites abordant le sujet

 

ARTICLE PARU DANS LA REVUE PÄTRE NOVEMBRE 2010

La famille Parry utilise la race Berrichon de l’Indre depuis 30 ans.
Une brebis maternelle douce et qui n’a pas besoin d’éponges : trois qualités appréciées de ces éleveurs du Centre.

 Les trois quarts des races ovines désaisonnent grâce aux hormones alors que la brebis Berrichon de l’Indre désaisonne sans éponges », témoigne Brigitte Parry de Martizay dans l'Indre.L'éleveuse, qui cultive aussi des céréales, utilise la race depuis son installation il y a une trentaine d'années. Elle a commencé avec 100 brebis et 22 hectares, après une formation à l'école de bergers de Montmorillon, dans la Vienne. C'est une fervente défenseuse de cette brebis qu'elle de a découverte lors de son stage. « M’installer à la suite de mon père qui avait des  vaches laitières, c'était mieux que de travailler a l'usine de couture comme mes voisines »,  explique-t-elle. Depuis 1999, son fils Gwen l'a rejointe dans le Gaec Parry. Il est devenu le chef de l'exploitation et a agrandi la surface qui atteint 180 hectares (dont 34 ha de surfaces fourragères) et a augmenté la troupe ovine à 280 brebis. Gwen a souhaité conserver l'atelier ovin et surtout la race Berrichon de l'Indre, même si elle est peu commune. « Avec une autre race, j'aurai en forcément moins de brebis à cause de la charge de travail », explique-t-il. Cette brebis de grand format est bonne marcheuse, docile, et se manipule aisément. Ses qualités maternelles sont appréciées de Gwen. « Les mises bas sont faciles car les agneaux sont longs et les brebis ont beaucoup de lait. On n'utilise aucun biberon. Par contre, on réalise beaucoup d'adoptions, ce qui demande d'être présent au bon moment. » Les éleveurs font plusieurs fois le tour de la bergerie la nuit en période d'agnelage afin d'éviter que les brebis ne se volent les agneaux. L'agnelage principal du Gaec Parry a lieu en automne en bergerie, et le plus petit pour les agnelles en janvier-février. « Avec cette race, on peut faire agneler quand on veut, mais si on ne fait pas de vente directe, comme la conformation des agneaux est moyenne (R2/R3), il vaut mieux commercialiser à une période où il y a peu d'agneaux sur le marché, entre Noël et Pâques », explique Jean-François Renaud, technicien à la chambre d'agriculture de l'Indre. Gwen Parry écoule ses agneaux en Baronet via le GIE Berry-Limousin. Malgré tous ses avantages, la Berrichon de l'Indre ne compte plus que 800 brebis en race pure. L'effectif a décliné lorsque les races bouchères sont arrivées dans le département.  

UNE RACE À SAUVEGARDER
« Les commerciaux trouvaient que les agneaux ressemblaient à des chèvres et n'en voulaient pas, ils nous disaient qu'il fallait faire du gigot », se souvient Brigitte. Ce faible effectif oblige aujourd'hui les six éleveurs professionnels tous situés dans le département — sauf un dans les Landes — à utiliser un plan d'accouplement raisonné avec un logiciel mis au point par l'Institut de l'élevage pour les races à petits effectifs, afin de mieux gérer la reproduction et éviter la consanguinité. Les éleveurs « amateurs » qui ont quelques brebis sont également inclus dans le programme. La race cherche à recruter de nouveaux éleveurs, même pour de petits troupeaux. « Elle a longtemps été portée par trois éleveurs, se remémore Brigitte. Elle s'est essoufflée mais depuis qu'elle a été reprise par l'organisme de sélection Géode '" il y a quatre ans, il y a plus de suivi. » Les éleveurs jouent le jeu et déclarent les mâles et les femelles mis en lutte. L'an prochain, une famille supplémentaire portera le nombre à 10, un éleveur de 400 brebis ayant introduit 40 Berrichons de l'Indre dans son troupeau cette année pour produire en contre-saison. Il sera alors plus facile de faire tourner les béliers. Le centre d'élevage est situé sont longs sur la ferme de Martizay et il faut noter que tous les béliers qui rentrent sont commercialisés depuis deux ans. Certains éleveurs utilisent la brebis Berrichon de l'Indre en croisement avec des béliers Île-de-France ou autre race bouchère.


EN CROISEMENT
Ainsi, le Gaec Parry a récemment vendu 30 agnelles à un éleveur de Vendée qui compte faire du croisement avec du mouton vendéen car il en a assez de poser des éponges, avec des résultats moyens. « La race répond aux exigences d'aujourd'hui, avec des exploitations plus grandes et une main-d’œuvre plus faible et une intervention moindre sur le troupeau », constate Jean-François Renaud. Côté alimentation, l'avantage de la race est qu'elle valorise très bien les fourrages grossiers comme la paille. A l'origine, elle était élevée sur la Champagne berrichonne et se nourrissait des sous-produits des cultures. C'est encore le cas à Martizay, puisque les brebis sont nourries avec du foin et de la paille, des céréales et des petits pois produits sur l'exploitation.
• Laurence Geffroy 
(1) BP 70104 - 86501 Montmorillon cedex.
Tél. 05 49 9110 78 ou 06 72 7706 29.


» Chiffres clés 2009
Gaec Parry
 
• Effectif m o y e n : 280 brebis
• Chargement: 1,24 UGB/ha
• Prolificité: 172 %
• Productivité : 159 %
• Charges alimentaires par brebis : 38 euros
• Concentrés par couple mère-agneau : 180 kg
• Prix de vente moyen de l'agneau : 104, 21 euros
• Poids moyen par agneau : 18,7 kg
• Commercialisation via GIE Berry Limousin, en Baronet du Limousin.

 


La fenaison à La Gravolle...
Ce terme vient de l'ancien français, feurre, d'origine germanique.



Pour faire face aux besoins des animaux en toutes saisons, il est nécessaire de conserver le fourrage. Trois méthodes sont principalement utilisées : le séchage naturel qui permet de produire le foin ; la déshydratation qui conduit au fourrage déshydraté, conditionné en bouchons ou granulés ; l'ensilage, mode de conservation par voie humide, basé sur une fermentation acide plus ou moins contrôlée en stockant la matière humide densément serrée, dans des silos ou en rouleaux pour la paille ou le foin. Il présente le risque de production de toxines fongiques ou bactériennes, ou de botulisme lorsque des souris ou d'autres mammifères ou oiseaux ont été emprisonnés dans les végétaux lors de la coupe ou lors de l'ensilage. Les plombs de chasse ou de ball-trap piégés dans les feuilles de maïs ou de luzerne peuvent aussi contaminer le fourrage acidifié, qui reste toxique, même après qu'on en ait enlevé les billes de plomb. La paille, sous-produit des cultures de céréales, peut aussi être utilisée comme fourrage, notamment pour l'alimentation des bovins en période de sécheresse qui réduit les disponibilités en fourrage. Cependant ce produit peu nutritif et peu appétent doit être complémenté en urée (matière azotée) et en mélasse (pour améliorer l'appétence et la digestibilité). La FAO comptabilise aussi certains végétaux forestiers comme fourrages.                                                                           (Source Wikipédia)





Claude Monet  (White Frost, Sunrise)

 




Fin avril 2010, les cigognes (Ciconia ciconia) passent par la la Gravolle

Symbolique de la cigogne dans le monde

La cigogne est généralement un oiseau de bon augure. Elle est symbole de piété filiale car on prétend qu'elle nourrit son père vieillissant. Dans certaines régions on dit qu'elle apporte les enfants. Son retour correspond au réveil de la nature. On lui prête aussi le pouvoir, d'être, par son seul regard, la cause de la conception. La cigogne, comme l'ibis et le héron est un oiseau destructeur de serpents. Ils sont donc adversaires du mal, ce sont des oiseaux anti-sataniques et par là même des symboles du Christ.
En Extrème-Orient, la cigogne est un symbole d'immortalité et plus couramment de longévité. On pense qu'elle a le pouvoir d'atteindre un âge fabuleux mais qu'arrivée à 600 ans elle ne mange plus, se contentant de boire. Apès 2000 ans, elle devient toute noire. C'est un animal cher aux taoïstes.



 


     



GE.O.DE. BP 70104 86501 MONTMORILLON CEDEX
Tél.05.49.91.10.78.ou 06.72.77.06.29
site Internet : www.geodesheep.com Tél. (00.33)05.49.91.10.78.

 

Site Internet de l'URGB, l'Union
pour la préservation et la valorisation
des Ressources Génétiques du Berry



Festival d'architecture Bellastock
à La Gravolle

ZNIEFF est le sigle qui désigne
en France une zone naturelle d’intérêt écologique,
faunistique et floristique.

 

Qu’est-ce qu’une Znieff ?

Une ZNIEFF est un secteur du territoire particulièrement intéressant sur le plan écologique, participant au maintien des grands équilibres naturels ou constituant le milieu de vie d’espèces animales et végétales rares, caractéristiques du patrimoine naturel régional. L’inventaire des ZNIEFF identifie, localise et décrit les sites d’intérêt patrimonial pour les espèces vivantes et les habitats. Il rationalise le recueil et la gestion de nombreuses données sur les milieux naturels, la faune et la flore. Etabli pour le compte du Ministère de l’environnement, il constitue l’outil principal de la connaissance scientifique du patrimoine naturel et sert de base à la définition de la politique de protection de la nature. Il n’a pas de valeur juridique directe mais permet une meilleure prise en compte de la richesse patrimoniale dans l’élaboration des projets susceptibles d’avoir un impact sur le milieu naturel. Ainsi, l'absence de prise en compte d'une Znieff lors d'une opération d'aménagement relèverait d'une erreur manifeste d'appréciation susceptible de faire l'objet d'un recours. Les Znieff constituent en outre une base de réflexion pour l'élaboration d'une politique de protection de la nature, en particulier pour les milieux les plus sensibles : zones humides, landes etc. L’inventaire a été lancé en 1982. Une première version de l’inventaire régional a été diffusée en 1994. La mise à jour est en cours de lancement. Les principaux milieux étant désormais connus, le nombre de zones évoluera assez peu, en dehors du domaine marin qui fait l’objet d’un développement particulier et de quelques secteurs géographiques jusque là mal prospectés (tels par exemple la Margeride en Lozère ou les Corbières dans l’Aude). Le contenu des fiches d’inventaire est par contre appelé à s’enrichir.

 




Un plan d'accouplement


Ainsi que nous l ’avons vu précédemment, la race Berrichon de l’Indre est l’animal le plus proche de l’ancienne population berrichonne dont elle a conservé les aptitudes de rusticité et de sobriété.

Standard
Le Berrichon de l’Indre est une race rustique de format moyen. Les animaux adultes ont un poids moyen de 60-70 kg chez les femelles et de 80 à 110 kg chez les mâles. La tête est fine et allongée, le profil légèrement busqué. Le cou est assez long, la poitrine profonde, le garrot bien charpenté ; le dos et le rein sont longs et musclés, la croupe est large et longue, le gigot long et volumineux. Les membres longs, fins et nerveux assurent des aplombs réguliers. La toison blanche découvre la tête, les membres et le ventre et, chez les adultes, la poitrine. Le poids des toisons est dénviron 1,5 kg chez les brebis et de 2,5 kg chez les béliers. Les mèches ont une longueur de 8 cm. La laine est de finesse moyenne et composée de brins de 24 à 27 microns (classe PX-1).

Effectif et utilisation
Les troupeaux autrefois situés en Champagne berrichonne sont principalement localisés aujourd’hui dans le Loir-et-Cher et les départements limitrophes où ils représentent un effectif total d’environ 5 000 brebis. Les systèmes d’élevages sont variés avec, selon les troupeaux, des agnelages d’automne (élevage en bergerie), de fin d’hiver (semi plein air avec agneaux de bergerie) ou de printemps (semi plein air ou plein air avec agneaux d’herbe). Cette diversité de situation dénotela remarquable faculté d’adaptation de la race Berrichon de l’Indre.

Aptitudes
Le Berrichon de l’Indre est un animal bon marcheur, se contentant de fourrages grossiers. Les animaux possèdent de bonnes aptitudes d’élevage. Cette race se dessaisonne très bien, 40 % des mises bas sur oestrus naturel ont lieu de septembre à novembre. La prolificité obtenue en monte naturelle, calculée sur les trois dernières campagnes, est de 150 % et la race Berrichon de l’Indre se classe parmi les meilleures races rustiques françaises pour ce caractère. Les meilleurs troupeaux atteignent en agnelage de printemps 180 à 200 % selon les années. La valeur laitière des mères est appréciée par la croissance des agneaux entre 10 et 30 jours. Au cours de cette période la croissance moyenne des agneaux élevés doubles est de 216 g sur les campagnes de 1985-87; 90 % des agneaux nés doubles sont élevés doubles. Cette race possède également un potentiel de croissance intéressant : de 1985 à 1987, la croissance des agneaux simples entre 30 et 70 jours se situe à 292 g. Par ailleurs la race Berrichon de l’Indre permet d’obtenir des carcasses lourdes (20 kg) sans gras, qualité très recherchée par le marché.

Amélioration génétique
L’UPRA, vu les effectifs de la race, a mis en place dès 1984 un programme d’amélioration génétique qui repose sur: • Le rassemblement en son sein d’un maximum des animaux de la race; • La division de cette population en neuf familles; • Une circulation maîtrisée des béliers entre familles. Les familles les plus apparentées sont placées en des points opposés du cercle ; deux familles successives sont ainsi peu apparentées entre elles. Les accouplements se font par rotation simultanée des béliers entre les familles. Par ailleurs, les éleveurs et l’UPRA, conscients de l’effort à fournir pour approvisionner leur schéma en reproducteurs de qualité et en nombre suffisant, font aussi fonctionner un centre d’élevage de béliers à Baugy. La race Berrichon de l’Indre possède de très bonnes aptitudes d’élevage. Elle fait preuve d’une sobriété et d’une faculté d’adaptation tout à fait remarquables.

 



 

 

 

 


 

Remerciements et liens


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